//
vous lisez...
L'effet des faits, La vie, la vraie

13 novembre 2015 (2) « Sous la cape »

« Il paraît qu’il faut laisser le temps au temps. Alors, j’ai attendu.

Désormais, je transmets.

Une évolution, au jour le jour, des émotions, des sensations.

Une chronique, c’est une pensée. Une série de chroniques, c’est une part de l’auteur qui se livre.

Un peu de vous, beaucoup de moi.

Parce que je ne savais pas quoi faire d’autres. »

 

Chronique 1 « Silence »

Aujourd’hui, j’ai froid.

Ça bouillonne au ralenti en moi, ça grouille et ça m’empêtre. Et le moyen de gérer tout ça semble être de poser des mots dessus.

Incapacité à réagir, à agir. Juste une immense envie de pleurer et d’écrire. C’est si peu. Et c’est la chose qui me vient. J’aimerais enfiler ma cape de super héros et sortir tous ces gens bloqués dans les rues, dans les restaurants, recroquevillés dans un coin à attendre. Les prendre un par un par la main et trouver les mots qu’il faut pour les guider hors de l’horreur. J’aimerais avoir cette cape de super héros. Mais, ici, je n’ai qu’un stylo.

Je ne veux pas céder, je refuse, comme beaucoup le proclament et le disent.

Pourtant, tous ces mots ont déjà été dits il n’y a pas si longtemps. Leur sens ne s’estompe pas, mais il a un goût amer. Ces mots semblent n’être que l’ombre d’eux-mêmes. Nous renfilons le costume de la Solidarité et de la Mobilisation, époussetant légèrement les épaules. Mais l’habit semble étroit. Cette cape qui nous a réchauffés en janvier ne s’ajuste pas. C’est d’un nouveau manteau que se couvre la capitale. Un élan différent, de par la nature des actes et des personnes visées, s’empare de la population. L’ardeur de la révolte ne m’a pas assailli. Pour Charlie, j’avais envie d’écrire, de crier, de m’insurger, là j’ai envie d’aider et de pleurer. La combativité va s’éveiller, mais pour le moment, nous sommes sonné. Le poing reste levé. Mais le bouclier sait moins précisément qui protéger et comment agir pour riposter (je ne parle pas ici de missile ou alors métaphoriquement…).

 

Liberté d’expression, juifs, policier.

Désormais, lui, elle, eux, toi et moi.

Nous.

Tous.

 

Le droit de s’exprimer s’est étendu au droit de vivre.

Elle est là notre riposte. Continuer de vivre ! Bien sûr que nous ne céderons pas. Quel autre choix avons-nous ? Laissez la terreur, la peur et le fanatisme prendre le dessus. Ce n’est même pas une option.

Alors, les bougies s’allument à chaque fenêtre pour aider la Ville lumière à reprendre ses forces.

 

 

 

Publicités

Discussion

Rétroliens/Pings

  1. Pingback: 13 Novembre (5) « Jouissez ! «  | Les faits papillons - 30 novembre 2015

  2. Pingback: 13 novembre (4) « Continuer  | «Les faits papillons - 29 novembre 2015

  3. Pingback: 13 Novembre (3) « Tolérance  | «Les faits papillons - 28 novembre 2015

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Follow Les faits papillons on WordPress.com

Entrez votre adresse mail pour suivre ce blog et être notifié par email des nouvelles absurdités de ce monde

Rejoignez 31 autres abonnés

%d blogueurs aiment cette page :