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Réactions en folie

Lorsque j’ai su que j’étais enceinte, je n’ai pas pu le cacher très longtemps, surtout face à certaines personnes (celles qui lisent en moi comme dans un livre ouvert…). Et puis, comment aurais-je pu attendre trois mois ? Mon gentil Roi n’a même pas su attendre la confirmation du docteur avant de le dire à ses parents. Il avait confiance en ce bâton magique (contrairement à moi).

Je réalise que lorsque j’ai annoncé la nouvelle à mes proches, je n’étais pas aussi enjouée que j’aurai dû l’être. Ma voix n’était pas du tout pétillante. J’avais la même voix que celle qu’on a lorsqu’on reçoit ses impôts (et qu’il faut encore ajouter la main au porte-monnaie). En plus, dès que je voulais en parler, je sentais les sanglots se former dans ma gorge, prêts à se transformer en larmes au mot de trop (saletés d’hormones !).

L’annonce de ma grossesse a entraîné toutes sortes de réactions que je regrouperais en 3 groupes : les excités, les modérés et les grincheux (pour ne pas dire autre chose).

À quoi reconnaît-on un/une excité(e) ? C’est simple, cet individu est dix fois plus content que toi d’apprendre ta grossesse. J’ai vraiment eu l’impression d’avoir gagné à l’Euro Million. Un sourire immense, des étoiles dans les yeux voire même des larmes. Il arrive parfois que l’individu sautille en tapant dans ses mains (comme dans une rave party). C’est à ce moment-là que je me suis rendu compte que c’est de cette façon-là que j’aurais dû réagir ; épanouie et ivre de bonheur. J’étais un peu mal à l’aise, voire coupable de ne pas être aussi excitée. J’avais l’air blasée. Peut-être parce que je n’avais pas encore franchi ces foutus « trois mois ». Mais il y a quand même du positif lorsqu’on est face à ce genre de personnes. Tu as l’impression d’avoir des pouvoirs magiques. Elles te posent un millier de questions au sujet de l’Alien qui grandit en toi et prennent de tes nouvelles tout au long de ton calvaire. En fait, elles ressemblent à des licornes. Elles ont le don de colorer ton quotidien et d’apaiser tes inquiétudes.

À l’inverse des grincheux qui voient ta grossesse d’un très mauvais œil et qui vont même jusqu’à te faire la gueule pendant des jours. Ça vous surprend ? Ça m’a surprise aussi et je dois dire que ça m’a pas mal déprimée au début. Les grincheux ? Ce sont vos ex (ceux qui vous ont retrouvés sur FB), les amies possessives voire jalouses parce qu’elles aimeraient être à votre place. Il y a aussi vos amis (masculins) de longue date qui ont toujours eu un faible pour vous et qui se déclarent à ce moment-là. Je dois dire qu’il n’y a rien de plus pénible que de culpabiliser parce que votre grossesse met fin au rêve sentimental de votre ami d’enfance. Et donc au lieu de me réjouir (c’est un grand mot me concernant), j’ai dû consoler ces cœurs blessés. Je ne sais pas si je pourrai réellement leur pardonner. À cause de ces personnes, l’espace de quelques minutes, j’ai regretté d’être tombée enceinte. J’ai culpabilisé d’être enceinte parce que ça les rendait malheureux. Et je ne me pardonne pas d’avoir eu une pensée aussi horrible. Alors, vous pensez que je pourrai leur pardonner ?

Il ne reste plus que les modérés qui en fait me ressemblent davantage. D’ailleurs, ma mère fait partie de cette catégorie. Ils ne sont pas très chaleureux, mais ça ne signifie pas que les modérés n’éprouvent pas de sentiments. Ils ont tendance à se contenir (quelle folie de montrer ses sentiments en public !). Ça peut être frustrant dans certaines occasions. J’ai même songé que ma mère s’en moquait vu le peu de questions qu’elle posait au début. J’ai compris par la suite qu’elle attendait aussi le passage des « trois mois ». Elle s’inquiétait sincèrement pour moi, me rabâchant sans cesse d’éviter les escaliers et de ne pas trop marcher (alors que j’adore la marche). Si elle avait pu, je pense qu’elle m’aurait enfermée dans la tour de Raiponce pour être certaine que j’évite une éventuelle chute et donc une fausse couche. Et puis il s’est produit un miracle. J’ai eu droit à un câlin mère-fille. Je ne me rappelle pas du dernier (quand j’étais bébé ?). J’étais un peu mal à l’aise, mais ça m’a rassuré sur le fait qu’elle tenait vraiment à moi, même si je le savais au fond de moi.

Depuis quelque temps, une question me trotte dans la tête. Quelle sera ma réaction face à ce « Mini-nous » ? Est-ce que je le trouverai beau ou au contraire effrayant ? Et sa réaction à lui ? Est-ce qu’il sera content de me voir ? Est-ce que je ressemblerai à l’idée qu’il se faisait de moi ?

Oui je sais bien que tout ce qu’il voudra c’est ramper jusqu’à mon sein afin de se nourrir tel un vampire suceur de lait.

Il n’empêche. Et si « Mini-nous » ne m’aimait pas ?

Mummygloom

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