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La vie, la vraie

Comme un balai dans l’escalier…

Il existe une organisation obscure qui sévit dans un grand nombre de résidence, de quartier ou d’immeuble. Cette organisation vise à soit-disant protéger les habitants, mais en échange, elle leur réclame de l’argent et rarement une petite somme. Cette protection n’est garantie que dans la mesure où vous obéissez au doigt et à l’œil de cette organisation. Dès que quelque chose ne lui convient pas, elle ne se prive pas pour menacer ouvertement, laisser des mots dans les boites aux lettres et même insinuer indirectement mais pourtant clairement des menaces aux téléphones. Il y a des habitants de ces lieux de vies qui sont des taupes, des balances de cette organisation. Ils travaillent pour elle et savourent leur petit pouvoir. Ces personnes sont capables de critiquer cette organisation ouvertement et de tourner leur veste en travaillant pour elle quand celle-ci est au pouvoir : ils sont appelés les opportunistes. Un climat de confiance s’installe… Chaque voisin peut être celui qui a rayé votre voiture la veille, celui qui dénonce votre façon de vivre à l’homme de main. Tout le monde semble suspect. Pourtant grâce à The Big Organisation tout est censé aller comme sur des roulettes : Un cadre de vie au poil, avec pourtant des travaux et de nombreuses réclamations non aboutis, des « représentants » qui savent vous trouver mais qui sont difficilement trouvables.

Et quand une réunion consiste à déterminer qui des protecteurs sera celui qui entube le moins les protégés, il y a comme un balai dans l’escalier !

Pour initier les esprits à ce mode de vie, une assemblée a lieu, le beau costard observe d’un œil condescendant et jauge tout ce bas peuple qui s’époumone sans que ça ne l’atteigne. Chacun y va de son expérience personnelle, du débat stérile en considérations absurdes, la réunion se passe. Et quand le concret se glisse enfin dans la conversation, il est impossible d’en parler. Il faudra convoquer à une date ultérieure les habitants, tous présents à ce moment même, pour pouvoir parler d’un point qui ce jour, n’est pas à l’ordre du jour. La rigidité frigide de la paperasse encombrante s’immisce jusque dans les relations de voisinages. Le tout orchestré d’une main de maître non pas, par la mafia, mais par ce qui lui empreinte quelque méthode détournée légalement : le syndic.

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Discussion

Une réflexion sur “Comme un balai dans l’escalier…

  1. Les joies de la copropriété… J’en ai entendu parler… Comme si ce n’était pas déjà compliqué de faire des compromis dans le couple, voilà qu’il faut aussi en faire avec ses voisins…

    Publié par Angélique Laudy Belgarde | 15 avril 2014, 05:05

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