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vous lisez...
La vie, la vraie

Et au milieu coule une colère

Après les films, les jeux vidéo quel autre bouc émissaire sera blâmé pour cette haine qui se propage ?

Cette colère exprimée de différentes manières possède l’âme du damné, se répand en lui telle une rivière gluante et cherche à l’entraîner vers l’abyssale folie. Les signes de l’éruption se mesurent sur l’échelle de l’absurdité.  L’oral, échelon le plus bas mais dont il faut se méfier car souvent annonciateur de procédés en chaîne. Votre tête ne lui revient pas, vous avez la négligence de commettre un impair minime et vous voilà rebaptisé pour cette génération et les trois suivantes.

L’écrit, par internet, permet de rependre son venin sur bien des cibles qui n’auraient pas été atteintes sans ça. La haine des gens, la haine des religions, la haine des institutions, la colère contre telle ou telle cause… Les commentaires servent d’exutoire. C’est moche mais ça défoule !

Et les gestes. Il y a ce fameux doigt dressé qui pointe vers le ciel comme un présage de ce qui attend l’adversaire. Il y a ces mots tagués sur une porte, sur une tombe, sur une pancarte défilant dans la rue accompagnés de sa vieille copine, la colère orale. Il y a ces actes qui dégradent des biens, sans raison apparente, pour le plaisir de casser, pour évacuer cette colère, ce trop-plein de haine ou est-ce seulement par stupidité ? Une vitre cassée, une portière rayée, pourquoi s’en prend-elle si souvent aux voitures d’ailleurs ? Les excuses les plus insensées impliquant absurdité, stupidité et fainéantise sont évoquées et supposées justifier ces actes.

Et parfois cette colère va plus loin. Rendant aveugles ceux qu’elle a envahi, inculquant l’idiotie à son hôte du moment, l’entraînant à agir sur un coup de tête. Et voilà comment d’un impair minime, la parole s’enflamme entraînant des gestes qui finissent par emporter la raison des êtres impliqués. Les mots deviennent des coups qui heurtent et peuvent aller jusqu’à mettre la vie de l’assaillie en péril. La folle colère se répand comme une coulée de lave bouillonnante. D’un rien, elle explose. Dans le temps, elle se fige et emprisonne dans l’être contaminé des pensées noires et froides comme la pierre. Et tel un volcan, elle peut dormir des années sans le moindre signe de son réveil imminent, aux risques d’être mortelle pour ceux qui ne s’en méfie pas assez.

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