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L'effet des faits, Nouvelles légendes urbaines

The traditional nonsense 2_ Thanks but no thanks !

Il était une fois, une légende. Tout a commencé lorsqu’un gros bateau accosta sur une nouvelle terre étrange et hostile. Ce bateau s’appelait le Mayflowers et les voyageurs qui en descendirent, les pères pèlerins. Ces pères pèlerins voyaient en cette destination, un nouveau départ, une nouvelle vie et un nouveau monde à créer.

Seulement, sur ces plages du nouveau monde se trouvaient des êtres colorés qui risquaient de causer quelques problèmes à l’accomplissement des beaux rêves des voyageurs. Sur cette plage même, ils ne créeraient pas tant de problème. Un bateau passé avant avait prit pour esclaves certains d’entre eux et avaient laissé un beau cadeau en échange à ceux restés sur place : la variole ! La côte étant désormais épurée d’une grande partie de ses habitants, elle semblait être une terre d’accueil pour ces voyageurs transatlantiques. Mais, il n’est pas si aisé de survivre en terre inconnue. La bonne volonté des Wampanoag et notamment de Squanto permirent la survie des Puritains lors de leur première année. Squanto, cette légende désormais célébré et remercié tous les quatrième jeudi de novembre en ces terres désormais totalement occupées, est loin d’être le héros raconté. S’il a aidé ces puritains, il semble que ce soit parce qu’il parlait anglais après avoir passé plusieurs années en captivité en Angleterre. Il instaura une paix quelque peu durable entre la colonie de Plymouth et les Wampanoag. Mais certaines légendes racontent qu’il fut exécuter pour trahison par son peuple, pour d’autre il est mort d’une fièvre soudaine. La vérité sur Squanto et ses motivations resteront un mystère éternel. La paix et l’aide que cet homme installa donnèrent naissance à la tradition de Thanksgiving en Amérique du Nord. Une célébration à l’origine chrétienne devenue laïque en ces terres où des dindes furent offertes lors du repas partagé entre colons et indiens. Cette table partagée marque le début de l’invasion massive européenne et du massacre des amérindiens.

Ces années de survies donnèrent confiance aux peuples de l’ancien monde et la migration continua. Seulement où loger tous ces nouveaux débarqués ? Ce n’est pas comme si les terres étaient inoccupées, non, juste non cultivées. Du haut de sa suprématie et de sa logique toute supérieure, l’Anglais décréta que toute terre non cultivées appartenaient au roi et qu’il suffisait donc de s’adresser au gouverneur local pour en obtenir la possession. Et ceux qui osent prétendre que ces terres appartiennent aux Indiens sont expulsés et excommuniés. Oui, parce qu’apparemment accepté et reconnaître la différence d’autrui mènent à des croyances qu’il vaut mieux tenir loin de la chère Église de ces nouveaux arrivants. La propriété légale des terres, une question de légende qui résonnent encore aux oreilles de nombreux peuples d’Amérique du Sud et d’ Ambrósio Vilhalva, mort récemment pour cette même cause. Le nord, les colons s’en sont occupés il y a quelques siècles, c’est au tour du sud maintenant de subir le même sort. Le droits de la propriétés individuelles face à celui territorial des tribus écrit encore en lettre de sang la légende de l’Amérique.

Pourtant, rien ne laisse présager d’une telle histoire. Rare sont les définitions qui évoquent la réalité de cette fête ou alors elles l’insinuent négligemment en fin d’explication. Heureusement que Mercredi est là pour réveiller les consciences !
Une bonne raison de se goinfrer ? Pas sûr…

Mais en ces temps anciens, la légende ne se limite pas qu’au nouveau monde. Ces puritains envahissent en même temps l’Irlande et l’Écosse. Conquérir toujours plus ! Posséder toujours plus ! Cette attitude montre les idées de pensée de l’éthique protestantes véhiculés par ces puritains et esquisse la pensée capitaliste qui domine ceux qui se font appeler les sociétés évoluées. Ce qui a l’origine était un mouvement protestataire au vieil ordre féodal Anglais devient une oppression Nord Américaine, Irlandaise et Écossaise. Le pouvoir n’appartient pas aux vieux sorciers comme dans les contes mais aux marchants les plus puissants. Et gare à ceux qui oserait s’opposer à ce nouvel ordre qui naît. L’expulsion dans l’étendue sauvage les attend.

Les enfants, il est temps d’aller dormir…

Commence alors une épopée peu glorieuse de cette légende : les massacres. Non pas une guerre, mais bel et bien des massacres, en pleine nuit, des villages en feux, la ville brillante sur la colline, des femmes et des enfants massacrés, des récompenses aux nombres de scalps rapportés et des lettres de commandants se justifiant par la Bible de chercher ouvertement le massacre et non la bataille. Et dans un esprit tout capitaliste qui grandit, le génocide est rentabilisé par l’esclavage. Ceux qui ne sont pas morts finiront vendus, devançant ainsi les Africains dans cette condition. Quelle belle base pour le capitalisme marchant de la Nouvelle Angleterre. Seulement ces Amérindiens sont chez eux et ne se laissent pas attacher si facilement par le blanc fraîchement débarqués, même si l’esclavage était déjà utilisés entre tribus en tant que prisonnier de guerre. Les révoltes grondent et les voilà marqué au fer rouge sur le front et les joues. Une loi autorise alors à les tuer à volonté. Les indiens attaquent l’envahisseur qu’ils avaient jadis aidé. Ah Squanto… Leur défaite marque tout de même le début d’un génocide qui n’en porte que trop rarement le nom.

Dans des contrés reculés des villages pacifistes n’opposent pas de résistance étant par nature… pacifiste. Ils sont alors invités, comme c’est gentil, à négocier pour finalement être trahit et vendu en tant qu’esclaves. Une expérience qui résume en quelques lignes l’histoire de la traîtrise des colons envers ces peuples. Convertis et alliés ne s’en tirent pas à meilleur compte, jugés coupable de tirer dans la cime des arbres en plein combat. Il fallait bien trouver une excuse pour les tuer eux aussi. Sait-on jamais s’il leur venait l’idée de se rebiffer. La peur guide les colons et le premier président de ce nouveau pays George Washington lance la première fête nationale de Thanksgiving. Les natifs restant sont massacrés dans des conditions qu’une légende ne peut exprimer… pendant que M. Lincoln proclame ce jour légalement férié et ordonne le massacre des Sioux du Minnesota (Tiens ce passage ne semble pas figuré dans ce dernier grand film sur Lincoln. Étonnant!). Mais comme cette légende est déjà horrible, l’illustration d’une telle tradition ne changera malheureusement plus grand chose au sort des Amérindiens: Sous la haute tutelle du gouverneur Kieft, les rues de Manhattan (oui, ce quartier huppé bon chic bon genre) se transforment en terrain de football avec pour ballon, la tête des indiens ! Et c’est après la mise à feu du village voisin que Thanksgiving fut à nouveau célébré.

Qui veut de la tarte à la citrouille ?

Comme toutes les légendes celle-ci penche d’un coté ou de l’autre de l’histoire, mais quelque soit le plateau vers lequel elle s’incline, l’appétit ne s’y trouve pas et aucun happy Thanksgiving ne devrait y figurer.

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Discussion

6 réflexions sur “The traditional nonsense 2_ Thanks but no thanks !

  1. Je suis toujours autant révoltée par le fait de fêter Thanksgiving…surtout lorsqu’on en connaît les origines…

    Publié par Angélique Laudy Belgarde | 27 novembre 2015, 17:28
  2. Merci pour ce joli rappel des faits…

    Publié par manugoldstein | 13 décembre 2013, 11:24
    • Cher ManuGoldstein, merci d’avoir fait une halte sur les faits papillons et d’avoir laissé une trace de votre passage. Si vous souhaitez lire la suite il faudra revenir lundi prochain, jour de publication des chroniques. Les faits de cette absurdité étant tellement conséquents, il a fallu que je coupe en deux ma chronique. A bientôt pour d’autres absurdités!

      Publié par lesfaitspapillons | 13 décembre 2013, 12:00
  3. L’être humain est aussi cruel qu’un lion face à une gazelle…sauf que l’être humain le fait par plaisir

    Publié par Angélique Laudy Belgarde | 10 décembre 2013, 12:54

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